Le Projet ISLAH

Instruments de Support au Marché de l’Emploi et à l’Enseignement Supérieur

Le projet, issu d’une longue coopération entre le coordinateur et les partenaires européens et marocains, et des fortes synergies existantes, vise à soutenir les processus de réforme structurelle en place dans les pays partenaires en accord avec les objectifs du programme TEMPUS. Ces réformes englobent deux aspects étroitement liés, en rapport avec l’insertion professionnelle des diplômés universitaires :

  1. Le suivi des caractéristiques des diplômés et des trajectoires du marché du travail
  2. L’amélioration du soutien aux ressources humaines (RH) hautement qualifiées sur le marché du travail local, national et international en accord avec les besoins de compétences des employeurs.

Les actions seront développées au niveau national avec la mise en place d’observatoires nationaux pour l’insertion professionnelle et l’employabilité, et au niveau de l’université avec la promotion en parallèle d’un modèle unifiant pour l’amélioration des observatoires de carrières locaux. Au niveau régional, les résultats du projet permettront de fournir des bases de documentation harmonisées des mêmes phénomènes dans 5 différents pays de la Méditerranée (Maroc, Tunisie, Espagne, France, Italie), comprenant des questions cruciales comme les dynamiques de mobilité interrégionale et les migrations.

Le processus entend améliorer la qualité et la pertinence de l’enseignement supérieur dans les pays partenaires par la mise en place de deux observatoires nationaux pour l’insertion professionnelle et l’employabilité (un au Maroc et un en Tunisie).

Les observatoires seront responsables des principales activités de suivi d’intérêt national/régional, qui seront réalisées sur une base annuelle et se concentreront sur un système de collecte de données des diplômés de Maroc-Laurea, déjà en place chez les 4 partenaires du projet précédent GrInsA, et qui devra être étendu aux nouveaux arrivants. Le même système sera répliqué en Tunisie et mis à la disposition de l’Observatoire National, après une analyse approfondie du contexte local et la formation du personnel local.

En conséquence, après le lancement de remplissage du système et sa mise en place technique, l’exploitation intensive des données à des fins de contrôle pourra commencer. Le résultat le plus important sera l’enquête sur les conditions de l’emploi des diplômés réalisée dès la première année après l’obtention du diplôme. Pour la première fois, le Maroc et la Tunisie auront un système pour réaliser des rapports de suivi annuel, qui leur permettra de suivre les diplômés dans leurs premières expériences professionnelles, les dynamiques entre l’université et le monde du travail, la mobilité professionnelle, les conditions d’emploi et les perspectives.

D’autre part, la mise en place généralisée des outils de collecte de données permettra aux observatoires nationaux d’obtenir des informations directes sur le profil des diplômés. Les informations, divisées par université, faculté et diplôme, comparent les caractéristiques et les performances des diplômés à la lumière d’une multitude de variables (i.e. : niveau d’éducation des parents, classe sociale d’origine, études à l’étranger, utilisation des infrastructures universitaires, stages, satisfaction, langues étrangères, compétences informatiques, expériences professionnelles pendant les études, ultérieures intentions d’études, caractéristiques du travail idéal). Ce Profil est un second résultat concret du projet.

L’établissement des deux Observatoires nationaux mentionnés ci-dessus sera accompagné de la valorisation de toutes les expériences émergeant des observatoires locaux des conditions du marché du travail et de l’orientation de l’université au monde du travail, qui s’étendent à tout le groupe des universités participantes.

Le partenariat mettra en place des actions de transfert de compétences afin de construire de nouveaux observatoires locaux et de renforcer ceux existants en adoptant une approche de réseau/partenariat, ayant au centre, comme point de référence pour les activités de suivi, les Observatoires Nationaux (réseau « hub and spoke » - pôle et rayons).

Les observatoires locaux agiront comme des centres d’orientation pour les opportunités de carrière et de formation. Ils rassembleront les offres d’emploi, analyseront et diffuseront les informations sur l’employabilité des diplômés, mettront à disposition de nouvelles pratiques et de nouveaux services pour une meilleure conjonction entre la formation et l’emploi, comprenant : l’utilisation généralisée de la plateforme internet développée dans le cadre du projet pour fournir des services de recrutement, et qui sera directement reliée à la base de données nationale des diplômés (parmi ces services : offres d’emploi et de stage ; suivi des compétences requises, recherche et sélection de diplômés à embaucher) ; outils d’orientation et de recherche d’études post-diplôme.

La plateforme fonctionne comme une interface sur le marché du travail commune à toutes les universités. L’observatoire local promouvra également l’établissement d’associations d’élèves pour des communications et des relations efficaces entre l’Université, ses étudiants et la communauté locale. Les observatoires locaux se concentreront aussi sur le développement de relations université-entreprises afin de programmer des enquêtes ad hoc sur les besoins de compétences des entreprises, et la confrontation des compétences exigées par des entreprises de référence avec les résultats d’apprentissage des principales formations professionnelles en mettant en place un nouvel inventaire des formations au niveau national. Les observatoires identifieront les meilleures pratiques de stage/apprentissage et toutes les autres opportunités professionnelles au niveau local/national ; ils diffuseront la culture de l’emploi et de l’auto-entreprenariat, en définissant les axes de nouvelles politiques de communication avec le monde des affaires.

Dans ce but, la principale association d’entrepreneurs marocains participera aux activités du projet (la CGEM en lien avec l’UTICA), et l’ONEQ en Tunisie.